Croire en soi est une force, la vie nous impose bien des choses c'est un chemin semé d'embûches mais qui fait la richesse de chacun de nous.
Ce sont juste des mots que je répandrai
à l'ombre d'un soir sans clarté
simplement à me raconter
juste ma vérité
Chaque vendredi en fin d'après-midi,
après des heures de boulot
reflet d'une semaine bien accomplie
quand seule demeurait l'envie d'être chez soi
je prenais mon sac
pour ne rentrer que le dimanche tard
Depuis plus d'un an
sans faillir c'est ce que je faisais
tout le monde rejoignait famille, amis
pour certains une vie sans gros soucis
quand vous me disiez bon week-end
j'avais l'âme en peine
que connaissiez-vous de ma vie,
pardon, j'allais oublier
que seules mes amis (e) savaient
Toutes ces fins de semaine
quand vers toi j'allais
ton état se dégradait
Face à ALZHEIMER, cette maladie
qui projette ses ombres à l'infini
Dieu du ciel
je ne trouve plus mon soleil
Pour toi,
ma soeur et moi
avions pris la place que tu tenais
celle de MAMAN
c'était toi l'enfant
Transposition du passé
Petite fille, j'ai été
Alzheimer, saleté je te hais
petite, ma main, chaque seconde tu tenais
de ton sein tu me nourissais
de chacun de mes mots tu t'extasiais
sans te lasser tu me contemplais
Je suis seule dans le noir
triste vendredi soir
face à un passé
en train de me marteler
Jeune, je ne savais pas
contradiction de sentiments
voir que tu étais là
rejettant mon âme d'enfant
Vers toi, je revenais et te voyais
davantage plongée dans une torpeur
pour toi j'avais peur
cette maladie t'envahissait
Depuis plusieurs mois, saloperie de maladie
t'a littéralement abrutie
A chaque seconde maman
derrière ta fenêtre tu m'attends
tu me cherches dans les rues,
tu erres sans but
Tu as déjà tant oublié
que la semaine je ne peux être là
ton autre fille est à côté de toi
pourquoi ne la vois-tu pas
impossible de te maitriser
par la colère, tu te laisses submerger
Dans le dédale du silence
tu sombres à l'évidence
Dans les méandres de l'oubli
désormais tu vis
Et toi, papa
il y a un an avant de partir
pourquoi nous as-tu caché cela
simplement nous protéger je crois
Instant de nostalgie
non pire que cela
envie de tout foutre en l'air
où sont ces lendemains que j'espère
Il y a quelques mois, il a fallu que je lâche ta main
dans un établissement de soins
face à un monde incertain
j'ai peur du lendemain
Le ciel de son halo de lune
dans une vie, tant de dunes
suis un clou rivé à son enclume
accrochée aux rayons de ma plume
ce soir, pour toi maman
cette bougie j'allume...

juste un peu de moi...
un petit instant de blues...
demain soleil....